CULTIVER LE PAYSAGE DE 2100, un atelier pour la formation du CFPPA de Die

« J’ai apprécié de commencer la journée par ressentir le paysage. Dans notre formation très technique, il est rare d’utiliser nos sens… ».

Après avoir localisé la Montagne d’Angèle, la Servelle, l’Echarène ou la ferme du Villard, les participants à la formation Agri-tourisme du CFPPA de Die ont saisi par les mots ou le dessin les premiers déterminants du paysage. Bordée de boisements la combe de Brette protège dans son écrin les hameaux et les prairies. Là les cultures de noyers, là-bas les champs de céréales et des coquelicots… L’odeur des genêts montent des espaces en déprise. La Brette au fond du ravin, …

Hervé Reynaud, maire et membre du GAEC de la ferme du Villard, raconte aujourd’hui et hier… L’accueil des campeurs et leur participation à la traite des chèvres et des brebis, l’époque où le troupeau montait chaque jour à l’alpage sur la Servelle et où l’on rapportait lavande et bois de chauffage en chemin. Les parcelles étaient alors bien plus petites et la forêt occupaient moins de place. Les forêts plantées pour atténuer l’érosion ont favorisé le développement d’autres boisements… Ils préservent l’humidité si importante dorénavant en ces années de sécheresse répétées. Les sources naissantes en limite des éboulis calcaires et des marnes reflètent elles aussi cette évolution climatique…

Comprendre hier et aujourd’hui a permis aux apprenants d’imaginer Brette à un horizon très lointain ; de dessiner un nouveau paysage, tenant compte de l’évolution démographique et climatique, mais aussi de leurs propres aspirations. Ils ont imaginé comment organiser l’espace et intervenir sur la parcelle pour optimiser les ressources et favoriser les services rendus par la nature : apport de fraîcheur et d’humus, rétention des eaux et des sols… Le lendemain, ils ont visité une autre activité agri-touristique puis mercredi, puis jeudi… pour à l’issue de cette courte formation affiner leur propre projet ; l’inscrire dans le paysage qu’ils désirent habiter…

Et l’un d’entre eux de conclure « Il y a quelques années, on parlait des paysans comme « artisans du paysage », je comprends. Nous avons véritablement un rôle à jouer dans sa composition ». Cette belle journée d’échange qui a eu lieu fin mai était le premier atelier de Parcours paysages. Un véritable encouragement à poursuivre.

Un grand merci à Caroline et Dominique pour leur confiance.

Pour en savoir plus sur les formations du CFFPA de Die : cliquer ici

Crédit photo Parcours paysages et Caroline Breton

Parcours paysages

RACONTER LE PAYSAGE AUTREMENT, la compagnie Bigre ! rencontre le Roubion

Roubion est… un projet artistique qui se balade au bord de l’eau… une expédition.

Cinq artistes réunis autour de la rivière expriment leur fascination et curiosité pour le voyage qu’elle s’invente. Ils mettent des mots, des images et des sons sur l’expérience que leur procure cette rencontre avec le cours d’eau, avec ses riverains passés, présents, futurs, et avec eux-mêmes.

Durant toute l’année 2017, au fil des saisons et des 66,6 km de berges et de cours, le Roubion enrichit leurs pratiques et leurs pensées, depuis ses multiples sources jusqu’à sa confluence avec le Rhône. La courbe que dessine la rivière est aussi leur parcours, leur trajectoire. Elle traverse d’est en ouest la vallée du même nom et la plaine de Montélimar, la Valdaine.

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La traversée vient vite au cœur des préoccupations, interpellant sur les différents moyens, les différentes significations, l’avant, le pendant, l’après, la prise de risque, l’incertitude, la transformation du cours d’eau et de soi …

Dessus, dessous, liquide, solide, sous le soleil ou le vent, en solo ou parmi les baigneurs, les pêcheurs, en silence ou en musique, assec, remous ou miroir, la rivière déambule. Comment l’accompagner, comment improviser avec elle ?

Marie Bouchacourt (dessinatrice, plasticienne)
Xavier Charles (musicien, improvisateur)
Fernand Derroussen (audio-naturaliste, compositeur)
Mathias Forge (musicien, performeur)
Quentin Préaud (dessinateur, typographe)
concluent :

« Il est vivant, changeant, Roubion serait un animal… »

Pour voir leurs productions : cliquer ici

Crédit photo La compagnie Bigre

Parcours paysages

DU PARKING AU PARC DE L’USINE VIVANTE

Alors que les anciens bâtiments, construits en 1900, étaient voués à être détruits, l’Usine Vivante est née à Crest (26). Usine de textile en 1900, puis usine de pièces automobiles et aéronautiques pendant la guerre jusqu’en 2013, l’Usine Vivante est aujourd’hui:

  • une association dont les objectifs sont la rencontre entre les acteurs locaux, le partage de connaissances et la participation citoyenne.
  • un lieu qui propose des espaces de travail à destination des professionnels et des associations.

Issu de la rencontre entre plusieurs habitants de Crest et alentours, début 2015, cette association qui transforme une friche industrielle en un lieu professionnel, culturel et convivial, dépasse ses murs et se lance dans la conception participative des espaces extérieurs. Sous l’impulsion de Samuel, réconciliateur paysager, Jean-Guy, créateur de potagers agroécologiques, et de Lise, paysagiste conceptrice, la petite équipe vise 3 objectifs :

  • rendre les espaces extérieurs vivants et animés
  • expérimenter des techniques de réhabilitation de friches
  • donner une autre dimension aux relations concepteur·e / habitant·e / élu·e

Samedi 18 janvier 2020, le top départ du projet est donné, avec l’idée de livrer un plan masse au début de l’été. Le groupe de bénévoles propose aux résident·e·s, voisin·e·s, habitant·e·s d’apprécier ce qu’ils aiment et n’aiment pas et ce que pourrait être la cour de l’usine dans un futur proche.

Espace vert. Espace de repos ou de repas. Espace ouvert sur les résidences voisines et sur les Trois becs. Espace ouvert aux visiteurs et au partage. Espace ludique, d’expression murale et de rafraichissement par brumisation… Toutes les idées recueillies sont désormais à infuser en 4 séances de travail partagées avec ceux qui souhaitent s’y investir, pour dresser peu à peu un véritable projet, pas à pas une véritable métamorphose du parking en un parc.

Bravo !

Pour poursuivre cliquez … et contactez : Laure depuis le site de l’Usine vivante

Crédit photo Parcours paysages

Parcours paysages

NOUVELLE STRATÉGIE EAU DRÔME, saurons nous être… sage ?

Continuer à se parler…

C’est par une soirée, organisée à l’ancien monastère de Sainte Croix (26), que la journée de présentation de la stratégie du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la rivière Drôme (SAGE Drôme) a débuté. Les participants, citoyens de la vallée, contributeurs en phase de concertation, avaient été invités à expérimenter par le jeu la gestion d’un territoire traversé par une rivière, le 1er octobre 2019 au soir. Puis, après une présentation du SAGE en matinée, son, regard et rencontre d’acteurs ont été des support à la découverte de la Drôme le 2 octobre.

Les échanges de l’après-midi du 2 octobre ont permis à chacun d’enrichir sa connaissance, et, de saisir les enjeux d’une gestion « sage » de la rivière Drôme. Fréquentation estivale, surconsommation d’eau, changement climatique, ou aménagements et pratiques sur les berges peuvent en effet mettre à mal un travail de longue haleine pour sa reconquête.

Car, la gestion de son bassin versant confiée au Syndicat mixte de la rivière Drôme fait l’objet de toutes les attentions depuis 1992. Plusieurs contrats de rivière ont ralenti sa dégradation et ont permis de retrouver une très bonne qualité de l’eau. Chacun, acteur de cette bonne gestion, peut aller plus loin en consultant le site du SMRD http://www.riviere-drome.fr

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Conférence par immersion sonore de Fernand Deroussen, audio-naturaliste

Retrouver ces moments organisés par le Syndicat mixte de la rivière Drôme et de ses affluents (SMRD) et la Commission Locale de l’Eau (CLE) de la Drôme : en cliquant ici

Parcours paysages